Sommaire :
- Sciatique, lombalgie, hernie discale : comment les différencier ?
- Sciatique : quelles sont les causes ?
- Les symptômes de la sciatique
- Les facteurs à risque
- Le traitement médical de la sciatique
- Pour prévenir la sciatique
Sciatique, lombalgie, hernie discale : comment les différencier ?
La lombalgie, plus communément appelée « tour de rein » ou « lombago », est une douleur localisée généralement au bas du dos et au niveau des fesses. Son intensité peut varier et peut limiter plus ou moins les mouvements.
La hernie discale survient lorsqu’une partie d’un disque intervertébral de la colonne vertébrale se déplace. Il s’agit également de l’une des causes principales de la lombalgie ou de la sciatique.
Une personne atteinte de sciatique ressent, quant à elle, une douleur intense qui irradie de la fesse jusqu’au pied. Souvent, cette douleur ne concerne qu’un seul côté du corps.
Sciatique : quelles sont les causes ?
Une sciatique peut apparaître pour plusieurs raisons :
• La hernie discale est la cause principale chez les jeunes.
• Chez les personnes âgées de plus de 50 ans, la sciatique est souvent causée par un canal lombaire étroit entraînant un confinement des terminaisons nerveuses dans la région des vertèbres lombaires et par conséquent, une sciatique.
Dans d’autres cas plus rares, les causes peuvent résulter :
• D’un spondylolisthésis, une affection qui se manifeste par le glissement d’une structure de la colonne vertébrale vers l’avant.
• D’une tumeur ou d’une infection.
Les symptômes de la sciatique
- Une forte douleur dans le bas du dos ou d’une fesse, qui s’étend jusqu’à la cuisse, le mollet ou le pied. La douleur s’apparente à celle d’une décharge électrique. Ou alors elle peut être plus légère, mais constante. En général, la douleur est plus accentuée en position assise, lors d’un effort ou lorsque le sujet tousse, mais diminue en position allongée.
- Des fourmillements, un engourdissement et une faiblesse musculaire dans certaines parties de la jambe et du pied atteints.
Les facteurs à risque
- La pratique d’un sport ou d’une activité professionnelle qui nécessite de soulever régulièrement des charges lourdes, de se courber ou encore de faire des torsions du tronc.
- Le manque d’activités physiques
- Rester en position assise pendant plusieurs heures
- Une surcharge pondérale
- Garder une mauvaise posture
- Des muscles abdominaux faibles
Les personnes à risque :
- Les personnes souffrant d’arthrose ou de certaines formes d’arthrite.
- Les femmes enceintes, car le poids de leur ventre associé à la sécrétion importante d’une hormone qui rend les tissues plus souple et à l’utérus qui exerce une pression sur le nerf sciatique peut aussi entraîner une sciatique.
Le traitement médical de la sciatique
Le traitement de la douleur est la première chose à considérer en cas de sciatique. Les antalgiques, qu’il s’agisse d’anti-inflammatoires, de décontracturants (médicaments qui annulent les tensions musculaires) ou d’antalgiques de classe III comme la morphine sont très efficaces pour soulager la douleur. Cependant, il est important de bien s’informer des précautions et des contre-indications avant d’opter pour un médicament. Des injections locales contenant un mélange d’analgésiques et de corticostéroïdes peuvent aussi être utilisées. Mais, il faut savoir que ce traitement ne procure qu’un soulagement à court terme et aucun bénéfice sur le long terme.
La chirurgie de la sciatique
Lorsque le traitement médicamenteux ne fonctionne pas et que les symptômes s’aggravent, la chirurgie se présente comme la solution la plus efficace.
La chirurgie a pour objectif d’apaiser rapidement la compression de la racine nerveuse. Pour y arriver, le chirurgien peut :
- Extraire le fragment de disque faisant hernie. Cette méthode est la plus efficace, mais demande une bonne technique et une dextérité de la part du chirurgien.
- Éliminer le fragment de disque gênant par voie percutanée.
Pour prévenir la sciatique
- Faire des exercices physiques régulièrement afin de maintenir la souplesse et la force musculaire du dos et de l’abdomen. À privilégier : les exercices doux comprenant des étirements. La marche et la natation sont deux activités physiques excellentes pour renforcer le bas du dos. En ce qui concerne la pratique du vélo, il est important de s’assurer que le siège et le guidon soient bien ajustés.
- S’échauffer avant de faire des exercices
- Adopter une bonne posture : dos bien droit, regard droit, épaules vers l’arrière
- Si vous devez rester debout pendant longtemps, utilisez un tabouret bas sur lequel vous poserez vos pieds à tour de rôle chaque 5 à 10 minutes.
- Si vous devez rester assis pendant longtemps, accordez-vous des moments de repos pendant lesquels vous pourrez vous dégourdir, faire quelques étirements et changer de position. Néanmoins, assurez-vous que votre chaise soutienne bien le bas de votre dos.
- Lorsque vous soulevez un objet lourd, évitez d’incliner le torse vers l’avant et évitez les mouvements de torsion. Le bon geste : fléchir les genoux et s’accroupir en gardant le dos bien droit et tenir l’objet près du corps tout en se relevant. Si vous souhaitez attraper quelque chose se trouvant derrière vous, il est déconseillé de faire des torsions du tronc. Pour vous retourner, pivotez plutôt sur les pieds pour prendre l’objet dont vous avez besoin.
- Délaissez vos sacs à main et optez plutôt pour les sacs à dos et surtout, utilisez vos deux épaules pour porter le sac.
- Prenez une bonne position pour bien dormir pendant la nuit. Choisissez un matelas confortable ainsi qu’un oreiller qui ne va pas créer un angle trop important au cou.
