Alzheimer : définition, symptômes, complications et traitements

Sommaire :

Définition de la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer a été découverte en 1966 par un certain Alois Alzheimer. Il s’agit d’une maladie du cerveau de type neuro-dégénérative. Elle entraîne une disparition progressive des neurones, ce qui va provoquer à la longue, une altération des facultés cognitives. Ainsi, la mémoire, le langage et le raisonnement sont les premières facultés à disparaître. Avec le temps, d’autres troubles apparaissent et réduisent petit à petit l’autonomie des malades.

La maladie d’Alzheimer se manifeste plus souvent chez les personnes âgées, mais ne doit pas être considérée comme une conséquence normale du vieillissement.

Cette affection du cerveau est surtout associée à la perte de mémoire. En effet, les premiers neurones atteints par la maladie sont ceux situés dans la région de l’hippocampe, le siège de la mémoire. Malheureusement, plus la maladie progresse, plus d’autres parties du cerveau sont touchées, ce qui se traduit notamment par des difficultés à :

  • S’orienter dans le temps et l’espace
  • Reconnaître des objets et des personnes
  • Utiliser le langage, raisonner et réfléchir

Maladie d’Alzheimer : les facteurs à risque

Les personnes les plus susceptibles à développer la maladie d’Alzheimer sont :

  • Les femmes, parce qu’elles ont une espérance de vie plus élevée que les hommes
  • Les personnes âgées de 60 ans et plus : à savoir que le risque double tous les 5 ans à partir de 65 ans
  • Les personnes dont un membre de la famille présente la forme familiale héréditaire de la maladie : à noter que la probabilité qu’un enfant dont un parent souffre d’Alzheimer développe lui aussi cette maladie est de 50 %
  • Les personnes ayant un parent, un frère ou une sœur souffrant de la maladie sont aussi plus susceptibles de développer la maladie

Les facteurs de risque les plus importants :

  • L’hypertension systolique
  • L’hypercholestérolémie, c’est-à-dire, un taux trop élevé de cholestérol dans le sang
  • Un diabète qui n’a pas été bien contrôlé par la médication
  • La cigarette

Les facteurs de risque de moindre importance :

  • Des traumatismes graves à la tête ayant provoqué des pertes de connaissance
  • L’obésité
  • Des antécédents de dépression

Les symptômes associés à la maladie d’Alzheimer

  • Détérioration de la mémoire à court terme et difficulté à retenir de nouvelles informations
  • Difficulté à effectuer des tâches familières comme fermer les portes à clé ou retrouver des objets
  • Aphasie (trouble de l’expression, de la compréhension du langage oral ou écrit) qui se manifeste par un discours moins compréhensible, une difficulté à trouver ses mots, entre autres
  • Difficulté à suivre une conversation, un raisonnement ou à comprendre des notions abstraites
  • Perte graduelle de l’autonomie, qui se manifeste d’abord par une apraxie, c’est-à-dire, une incapacité à exécuter des mouvements comme la marche, l’habillement, l’écriture, se laver, etc.
  • Perte progressive du sens de l’orientation que ce soit dans l’espace et le temps, et l’incapacité à se souvenir du jour de la semaine, à retrouver son chemin ou encore à se souvenir des dates d’anniversaire
  • Détérioration graduelle de la mémoire à long terme et perte de souvenirs d’enfance, de l’adolescence ou de l’âge adulte
  • Changements d’humeur, de comportement, délire et agressivité, changements de personnalité…

Quels traitements pour la maladie d’Alzheimer ?

À ce jour, il n’existe aucun traitement permettant de guérir de la maladie d’Alzheimer. Certains médicaments permettent de ralentir son évolution, mais pas de la stopper. De ce fait, des thérapies non médicamenteuses ont été développées afin d’assurer un accompagnement relationnel du patient.

Les médicaments disponibles sur le marché ne permettant pas de guérir l’Alzheimer, ils aident cependant à ralentir la régression du malade en améliorant ses problèmes cognitifs. Cependant, retenez bien que ces médicaments ne traitent pas les causes biologiques de la maladie, mais plutôt les symptômes. 

Le rôle des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase est de ralentir l’activité de ce dernier dans le but de maintenir un taux élevé d’acétylcholine que l’on retrouve en faible quantité chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’acétylcholine est un neurotransmetteur du cerveau qui permet la transmission de messages jusqu’au centre de la mémoire, du raisonnement et d’autres processus de la pensée. L’acétylcholinestérase vient, lui, dégrader l’acétylcholine après la transmission du message.Les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase

Les antiglutamates

Ces médicaments sont prescrits aux personnes arrivées à un stade modérément sévère ou sévère de la maladie d’Alzheimer.  Le rôle des antiglutamates est de bloquer les récepteurs du glutamate, une molécule que l’on retrouve en quantité trop importante chez les malades atteints d’Alzheimer. Il est la cause d’une stimulation toxique du système nerveux. Les antiglutamates vont ralentir la perte des fonctions cognitive et dans certains cas, on note même une amélioration chez certains patients.

D’autres médicaments prescrits aux patients souffrant d’Alzheimer :
• Des somnifères. On note souvent chez les malades des troubles du sommeil parce qu’ils confondent la nuit et le jour.
• Des neuroleptiques ayant un effet calmant afin de traiter les problèmes de comportements qui peuvent déranger leur entourage.
• Des antidépresseurs, car à l’annonce de la maladie, les patients font souvent une dépression.

N’oubliez pas que les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ont besoin d’aide pour prendre leur médicament, car ils oublient facilement de le faire.

D’autres éléments à retenir

Il est recommandé aux personnes souffrant de cette maladie de faire quelques exercices physiques afin de garder leurs capacités motrices, de se calmer, d’améliorer leur force, leur endurance, leur santé cardiovasculaire, le sommeil, la circulation sanguine et l’humeur, entre autres.

Le soutien de la famille est aussi très important pour mieux faire face à cette maladie. Ainsi, pour aider au mieux les malades, on recommande à la famille de les visiter régulièrement, de leur fournir des aide-mémoires et de les aider à s’organiser en établissant par exemple un rituel du coucher et en s’assurant que leur environnement immédiat ne présente aucun danger pour eux. Enfin, assurez-vous qu’ils aient toujours sur eux une carte ou un bracelet précisant leur état de santé et fournissant un numéro de contact au cas où ils se perdraient en chemin.
 

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